Études-de-cas

Janvier 2011

La nation Abitibiwinni : partager le savoir

La nation Abitibiwinni organise une conférence en vue de renforcer ses relations avec l’industrie minière

En janvier 2011, la nation Abitibiwinni a organisé une conférence publique sur le développement minier sur son territoire afin de s’assurer que tout développement futur profite réellement à l’ensemble de la communauté. Le Conseil de la Première nation Abitibiwinni (Pikogan) est situé au Québec.
En septembre 2010, la nation Abitibiwinni a demandé au Centre d’animer un atelier sur les Fondements du leadership afin d’aider le chef et le conseil à améliorer leur connaissance et leur compréhension de leur rôle et de leurs responsabilités. L’atelier a suscité un grand intérêt chez les participants – particulièrement sur les droits inhérents – notamment en raison du fait que les leaders de la nation devaient rencontrer la ministre des Ressources naturelles du Québec le lendemain.
Les leaders de la communauté ont été réellement inspirés par les perspectives d’avenir que laisse entrevoir cet atelier, et veulent parfaire leurs connaissances sur les droits de leur communauté. Ils sont également fort intéressés à développer les occasions d’avancement pour leurs citoyens.
Afin d’atteindre ces deux objectifs, le conseil d’Abitibiwinni a organisé une conférence sur les ressources minières et les enjeux de leur développement. Le conseil cherche ainsi à améliorer le dialogue avec les principaux intervenants de l’industrie minière afin de les sensibiliser à la perspective autochtone et de faire en sorte que les deux groupes adoptent une vision et une approche communes du développement.
Dans un article publié dans le journal Le Citoyen de la Vallée de l’Or, Steve Rankin, membre du conseil d’Abitibiwinni, disait espérer que cette conférence de janvier 2011 permettra à la communauté d’échanger avec les compagnies minières sur les questions des droits ancestraux et de développer de nouveaux modes de consultation afin de s’assurer que le développement se fait en tenant compte des intérêts des Premières nations. La nation désire également développer des politiques de protection de l’environnement, tout en favorisant l’emploi et la formation des membres de la communauté