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Salle de Presse

septembre 2007
Gespe’gewa’gi, Mi’gma’gi

C’est en considérant l’avenir de leurs enfants que les leaders de sept communautés Mi’gmaq travaillent ensemble dans le but de reprendre le contrôle des terres et des eaux ancestrales Mi’gmaq.

Depuis 2005, les huit chefs du District Gespe’gewa’gi, une zone qui s’étend de l’est de la ville de Québec jusqu’au Nouveau-Brunswick, font des démarches dans le but de réaffirmer leur titre de propriété de leurs terres. Le Centre national pour la gouvernance des Premières Nations (CNGPN), par l’entremise des bureaux de Québec et de L’Atlantique, travaille avec les Chefs et le secrétariat Mi’gmawei Mawiomi (MMS) pour les aider à atteindre leur objectif.

Trois communautés Mi’gmaq du Québec - Listuguj, Gesgapegiag et Gespeg, ont formé une alliance politique et elles ont créé le MMS.  En 2005, elles ont accueilli le premier rassemblement moderne des Chefs de  Gespe’gewa’gi.  Lors de cette rencontre, la flamme a été ravivée, les pipes sacrées ont été allumées et une proclamation officielle a été signée. La proclamation rappelle aux gouvernements leur obligation de dûment consulter et de prévenir les Mi’gmaq de tout développement sur le territoire Gespe’gewa’gi.

Le territoire recèle une vaste gamme d’activités économiques : fermes éoliennes, exploitation minière, foresterie, pêcherie, tourisme, pêche et chasse sportive, location des terres, de même que la prospection pour trouver de l’huile et du gaz naturel.  Des industries entières ont développé et exploité le territoire sans le consentement des Mi’gmaq.  La gestion et le contrôle de ces terres sont sous l’autorité des gouvernements provinciaux et fédéral depuis 1867. 

En 2005, les Chefs de Esgenoopetitj, Ge’goapsgog, Gesgapegiag, Gespeg, Listuguj, Metepenagiag, Natoageneg et Ugpi’ganjig ont signé la proclamation conjointe « Gespe’gewa’gigewai Saqamawuti Joint Proclamation » dans le but de protéger leurs intérêts et ceux des enfants, de nourrir leur famille, de fournir le logement et aussi de préserver leur langue en utilisant leur territoire qu’ils n’ont jamais cédé ni abandonné.  

« La proclamation est un pas important pour renforcer leur gouvernement traditionnel et l’affirmation de leurs droits.  Le CNGPN a été invité par le MMS pour l’aider à organiser et faciliter une conférence sur la gouvernance, qui rassemblera les Chefs, les aînés, les jeunes, les intellectuels de même que les membres de la communauté et nous travaillerons ensemble pour qu’elle se réalise », annonce Beaver Paul le directeur régional du CNGPN de l’Atlantique. Ce congrès devrait se tenir au printemps 2008.  Le Centre prévoit offrir des services de facilitation comme la coordination des rencontres, les services de communication, des séances de dialogue, le rapport de développement et l’aide à la planification stratégique.

Selon Fred Metallic, directeur de recherche au MMS, le congrès fait partie de la progression de la communauté des travailleurs. « La gouvernance se définit comme la construction d’une nation. Elle concerne la réclamation et la protection des droits des Mi’gmaq et des titres de propriété des territoires ancestraux. Cela concerne aussi le développement de la capacité de gouverner au bénéfice de l’avenir de nos enfants. Le congrès est une autre étape vers l’implantation de la proclamation signée au rassemblement historique tenu à Listuguj en 2005 ».